Chapitre X

Module 10 : Législation aéronautique

Guide d'étude SkyLicence avec diagrammes.

Module 10 : Législation aéronautique

1. Aperçu du Module 10

Le Module 10 du programme de connaissances de base EASA Part-66 fournit le cadre réglementaire qui régit la maintenance, la navigabilité continue et la certification des aéronefs au sein de l'Union européenne. Ce module est essentiel pour tout le personnel de certification car il établit la base légale de leur licence, de leurs privilèges et de leurs responsabilités. Le module couvre la structure du système réglementaire de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), les règlements clés — notamment le Règlement (UE) n° 1321/2014 (qui contient la Part-66, la Part-145, la Part-M et la Part-CAMO) — et la relation entre les différents organismes agréés et le personnel titulaire de licence.

Le programme est structuré pour garantir que le personnel de certification comprenne non seulement ce qu'il est autorisé à faire, mais aussi le contexte juridique et procédural dans lequel il opère. Cela inclut les conditions de délivrance d'une Approbation de remise en service (CRS), les limitations de chaque catégorie de licence, les exigences de maintien de la validité de la licence et les obligations des organismes de maintenance.

2. Concepts clés expliqués en détail

2.1 Le cadre réglementaire de l'AESA

Le système de sécurité aérienne de l'Union européenne est construit sur une hiérarchie de règlements. Le règlement fondateur est le Règlement (UE) 2018/1139, qui a établi l'AESA et défini les principes de base de la sécurité de l'aviation civile. Dans ce cadre, la Commission adopte des règles d'application, la plus pertinente pour la maintenance étant le Règlement (UE) n° 1321/2014. Ce règlement contient plusieurs annexes, chacune désignée comme une « Partie » :

Part-66 : Personnel de certification – définit les exigences de licence pour le personnel de maintenance des aéronefs.
Part-145 : Organismes de maintenance agréés – établit les exigences pour les organismes effectuant la maintenance.
Part-M : Exigences de navigabilité continue – régit la navigabilité continue des aéronefs, y compris le Programme de maintenance des aéronefs (AMP) et le Journal technique.
Part-CAMO : Organismes de gestion de la navigabilité continue – exigences pour les organismes gérant la navigabilité continue.

Ces Parties sont complétées par des Moyens de conformité acceptables (AMC) et des Documents d'orientation (GM), qui fournissent des méthodes non contraignantes mais recommandées pour se conformer aux règlements. Les AMC et GM sont essentiels pour comprendre l'intention des règlements et pour développer des procédures conformes.

2.2 La licence de maintenance d'aéronefs Part-66 (AML)

La licence AML Part-66 est le document légal qui autorise une personne à certifier la maintenance des aéronefs. Elle est délivrée par l'autorité compétente d'un État membre de l'AESA.

Exigences d'éligibilité (Part-66.A.15 et Part-66.A.30) :

Le candidat doit être âgé d'au moins 18 ans.
Le candidat doit avoir suivi la formation de connaissances de base requise et réussi les examens de module correspondants.
Le candidat doit avoir accompli l'expérience pratique de maintenance requise (par exemple, 2 ans pour la catégorie A dans un environnement de maintenance, ou 3 ans pour les catégories B1/B2, avec des réductions spécifiques pour ceux qui ont suivi un cours de formation agréé).
Le candidat doit démontrer la compétence pratique appropriée.

Catégories de licence :

La licence Part-66 est divisée en catégories et sous-catégories, chacune avec des privilèges spécifiques :- Catégorie A : Personnel certifiant de maintenance en ligne. Les privilèges sont limités aux tâches simples de maintenance en ligne programmée et à la rectification simple de défauts dans les limites spécifiées dans la Part-66.A.20(a)(1).

Catégorie B1 : Personnel certifiant de maintenance en ligne et en base pour la cellule et les moteurs d'avions (systèmes mécaniques). Ils peuvent certifier un éventail plus large de tâches, y compris le dépannage complexe et les réparations.
Catégorie B2 : Personnel certifiant de maintenance en ligne et en base pour les systèmes avioniques.
Catégorie B3 : Personnel certifiant pour les avions à moteur à pistons non pressurisés d'une MTOM inférieure à 2 000 kg.
Catégorie C : Personnel certifiant de maintenance en base. Ils certifient la remise en service d'un aéronef après une maintenance en base, mais uniquement lorsque le travail a été effectué par du personnel dûment qualifié (par exemple, B1/B2).

Validité de la licence (Part-66.A.10) :

La LMA est délivrée avec une validité illimitée ; elle n'a pas de date d'expiration. Cependant, le titulaire de la licence doit satisfaire aux exigences de récence pour exercer les privilèges. Plus précisément, le titulaire doit avoir :

Effectué au moins 6 mois d'expérience de maintenance pertinente au cours des 2 années précédentes.
Si cette exigence n'est pas satisfaite, le titulaire doit suivre une formation de remise à niveau ou une évaluation avant d'exercer les privilèges.
Licences et Personnel de Certification Licences et Personnel de Certification — EASA Part-66 CATÉGORIES DE LICENCE Catégorie A Maintenance en ligne Tâches programmées simples Catégorie B1 B1.1–B1.4 Avion moteur & systèmes mécaniques Catégorie B2 Systèmes avioniques Maintenance en ligne & en base Catégorie B3 Avions à piston non pressurisés < 2000 kg MTOM Catégorie C Maintenance en base CRS après maintenance en base EXPÉRIENCE REQUISE A : 2 ans · B1/B2 : 3 ans (réductions pour cours approuvé) CADRE RÉGLEMENTAIRE Règlement (UE) 2018/1139 Établi par l'EASA Règlement (UE) n° 1321/2014 Contient Part-66, 145, M, CAMO Part-66 Personnel de certification Part-145 Organismes de maintenance Part-M Navigabilité continue CERTIFICAT DE REMISE EN SERVICE Délivré selon Part-145.A.50 & Part-M.A.801 Enregistrement légal de remise en service sûre SUPERVISION DIRECTE REQUISE Physiquement présent & supervisant tout le travail de certification VALIDITÉ DE LA LICENCE ÂGE MINIMUM : 18 ANS Éligibilité Part-66.A.15 VALIDITÉ ILLIMITÉE Pas de date d'expiration (Part-66.A.10) EXPÉRIENCE RÉCENTE 6 mois de maintenance au cours des 2 années précédentes Sinon : formation de remise à niveau EXAMENS DE MODULES Modules de connaissances de base Module 10 : Législation aéronautique (toutes catégories) QUALIFICATION DE TYPE REQUISE Type d'aéronef spécifique AUTORISATION D'ORGANISME Autorisation écrite selon Part-145.A.35 RÔLE DU PERSONNEL DE CERTIFICATION FONCTIONS CLÉS • Effectuer & certifier la maintenance • Utiliser des données approuvées (AMM, cartes de tâches) • Délivrer le CRS uniquement pour son propre travail ou un travail directement supervisé INTERDIT • Maintenance en base (Cat A) • Au-delà du champ de la qualification de type ORGANISME PART-145 • Organisme de maintenance approuvé • Le MOE décrit les procédures • Audit qualité tous les 12 mois • Installations, outillage, données ORGANISMES DE PAYS TIERS Besoin d'une approbation EASA ou d'un accord bilatéral PROGRAMME DE MAINTENANCE DES AÉRONEFS (AMP) Tâches programmées & fréquences

2.3 Privilèges du personnel certifiant de catégorie A (Part-66.A.20)

La catégorie A est le privilège de certification de niveau d'entrée. Le champ des tâches qu'un titulaire de catégorie A peut certifier est strictement défini et limité. Le principe clé est que les tâches doivent être des tâches simples de maintenance en ligne programmée et une rectification simple de défauts dans les limites des tâches spécifiquement listées dans les privilèges du personnel certifiant.

Tâches autorisées (Part-66.A.20(a)(1)) :

Contrôles de maintenance en ligne programmée (par exemple, contrôles journaliers, rotations, escales de nuit).
Rectification simple de défauts (par exemple, remplacement d'un ensemble roue et frein, remplacement d'un loquet de trappe de train d'atterrissage).
Tâches répétitives, avec des instructions claires, et ne nécessitant pas de dépannage approfondi.
Tâches de lubrification et d'entretien listées comme tâches de ligne dans le programme de maintenance de l'aéronef.
Tâches définies par les procédures de l'organisme de maintenance comme relevant du champ de la catégorie A.

Tâches interdites :

Tâches de maintenance en base.
Tâches complexes nécessitant un dépannage approfondi ou un équipement d'essai spécial.
Tâches dépassant le champ de la qualification de type d'aéronef spécifique détenue.
Tâches non spécifiquement listées dans le champ de travail du personnel certifiant tel que défini par l'organisme Part-145.

Principe critique – Supervision directe :

Un membre du personnel certifiant de catégorie A ne peut émettre une CRS que pour des tâches qu'il a personnellement effectuées ou directement supervisées. La supervision directe signifie être physiquement présent et superviser le travail pour s'assurer qu'il est effectué correctement. La présence générale pendant un quart de travail ne suffit pas. Signer une CRS pour un travail qui n'a pas été personnellement effectué ou directement supervisé constitue une violation réglementaire grave.

2.4 Le certificat de remise en service (CRS)

La CRS est le document officiel qui certifie que la maintenance a été effectuée correctement et que l'aéronef est remis en service. C'est un document légal et il doit être rempli conformément à la Part-145.A.50 et à la Part-M.A.801.Conditions de délivrance d’un CRS :

Le personnel de certification doit détenir la catégorie de licence Part-66 appropriée et la qualification de type pour l’aéronef.
Le personnel de certification doit être autorisé par écrit par l’organisme Part-145 (Part-145.A.35).
Les travaux doivent avoir été effectués à l’aide de données approuvées (par exemple, AMM, cartes de tâches).
Les travaux doivent avoir été effectués par le personnel de certification ou sous leur supervision directe.
L’aéronef doit être en condition de sécurité pour l’exploitation.

2.5 L’organisme de maintenance Part-145

Une approbation Part-145 est requise pour tout organisme effectuant de la maintenance sur des aéronefs immatriculés dans l’UE. L’organisme doit se conformer aux exigences de la Part-145, qui comprennent :

Installations et outillage (Part-145.A.25 et A.30) : L’organisme doit disposer d’installations, d’outillage et de matériaux appropriés pour effectuer la maintenance.
Données de maintenance (Part-145.A.45) : La maintenance doit être effectuée à l’aide de données approuvées, telles que l’AMM, les cartes de tâches et les bulletins de service.
Personnel de certification (Part-145.A.35) : L’organisme doit employer du personnel de certification titulaire de la licence Part-66 appropriée et autorisé par écrit par l’organisme.
Système qualité (Part-145.A.60) : L’organisme doit disposer d’un système qualité comprenant un programme d’audit. Des audits qualité internes doivent être effectués au moins une fois tous les 12 mois pour vérifier la conformité aux procédures approuvées.
Manuel d’exposition de l’organisme de maintenance (MOE) : L’organisme doit disposer d’un MOE décrivant ses procédures et son domaine d’activité.

2.6 Organismes de pays tiers

La maintenance des aéronefs immatriculés dans l’UE peut être effectuée par un organisme situé dans un pays tiers uniquement si cet organisme est approuvé par l’EASA ou est reconnu par le biais d’un accord bilatéral ou d’un arrangement équivalent entre l’EASA et le pays tiers. Une approbation nationale du pays tiers seule n’est pas suffisante.

2.7 Le programme de maintenance de l’aéronef (AMP)

L’AMP est un document qui contient les tâches de maintenance programmée et leurs fréquences. Il est élaboré conformément à :

Aux instructions du titulaire du certificat de type (par exemple, le document de planification de la maintenance (MPD) ou la section des limitations de navigabilité (ALS)).
À toute exigence supplémentaire de l’exploitant ou de l’autorité compétente.

L’AMP constitue la base de la planification et de l’exécution de la maintenance afin de maintenir la navigabilité de l’aéronef. Il est géré par l’organisme de gestion du maintien de la navigabilité (CAMO) ou par le propriétaire/exploitant dans le cadre de la Part-M.

2.8 Limitations de navigabilité et ALS

La section des limitations de navigabilité (ALS) est une partie obligatoire des instructions de maintien de la navigabilité (ICA) pour un type d’aéronef. Elle contient :

Des limites de vie obligatoires pour les composants (par exemple, train d’atterrissage, pièces moteur).
Des intervalles d’inspection obligatoires.
Des exigences de maintenance de certification.

L’ALS est définie par le titulaire du certificat de type et approuvée par l’autorité. Elle constitue la référence principale pour déterminer les limitations de navigabilité et est juridiquement contraignante.

2.9 Enregistrement et report des défauts

Lorsqu’un défaut est détecté lors d’un contrôle de maintenance en ligne, le personnel de certification doit suivre la procédure correcte :1. Dans les limites : Si le défaut se situe dans les limites spécifiées dans la MAM, il ne s'agit pas d'un défaut nécessitant une rectification. La condition doit être consignée dans le Journal Technique, et l'aéronef peut être remis en service.

75.Hors limites : Si le défaut est hors des limites de la MAM, il doit être rectifié ou différé.
Report : Le défaut peut être différé s'il figure dans la Liste Minimale d'Équipements (MEL). La MEL peut comporter une procédure « M » (Maintenance), qui définit des tâches de maintenance spécifiques devant être accomplies avant le départ. Le membre du personnel de certification peut exécuter la procédure « M » et émettre une APRS pour cette tâche.
Rectification : Si le défaut ne figure pas dans la MEL, il doit être rectifié avant que l'aéronef puisse être remis en service.

Le Journal Technique est le document principal pour consigner les défauts, les actions de maintenance et la remise en service. C'est un document légal qui doit être rempli conformément à la Partie-M et à la Partie-145.

3. Réglementations et procédures importantes

3.1 Clauses clés de la Partie-66

ClauseContenu
Partie-66.A.5Exigence d'âge minimum : 18 ans.
Partie-66.A.10Validité de la licence : Illimitée, sous réserve de l'expérience récente.
Partie-66.A.15Demande de licence.
Partie-66.A.20Privilèges du titulaire de licence.
Partie-66.A.30Exigences pour la délivrance d'une licence.

3.2 Clauses clés de la Partie-145

ClauseContenu
Partie-145.A.10Champ d'application : La maintenance des aéronefs immatriculés dans l'UE doit être effectuée par un organisme agréé Partie-145 ou un organisme reconnu d'un pays tiers.
Partie-145.A.25Exigences en matière d'installations et d'outillage.
Partie-145.A.30Exigences en matière de matériaux et de données de maintenance.
Partie-145.A.35Exigences pour le personnel de certification : Doit détenir une licence Partie-66 et être autorisé par écrit par l'organisme.
Partie-145.A.40Certification de maintenance : Définit l'étendue des privilèges de certification.
Partie-145.A.45Données de maintenance : Doivent être approuvées et à jour.
Partie-145.A.50Agrément de remise en service : Conditions de délivrance.
Partie-145.A.60Système qualité : Audits internes au moins une fois tous les 12 mois.

3.3 Le processus de certification

Le processus de certification d'une tâche de maintenance en ligne est le suivant :

86.Identification de la tâche : La tâche doit relever des privilèges de la licence du personnel de certification et de l'agrément de l'organisme.
87.Disponibilité des données : Les données approuvées appropriées (par exemple, MAM, carte de travail) doivent être disponibles.
88.Exécution/Supervision : La tâche doit être exécutée par le membre du personnel de certification ou sous sa supervision directe.
89.Évaluation des défauts : Tout défaut constaté doit être évalué par rapport aux limites de la MAM et à la MEL.
90.Émission de l'APRS : L'APRS est émise dans le Journal Technique, attestant que la maintenance a été effectuée correctement et que l'aéronef est remis en service.

4. Relations courantes entre les concepts- **Catégorie de licence ↔ Portée des tâches** : La catégorie de la licence Part-66 détermine directement la portée des tâches pouvant être certifiées. Une licence de catégorie A est limitée aux tâches simples de ligne ; une licence B1/B2 couvre une portée plus large ; une licence C est destinée à la délivrance de l’agrément de maintenance en base.

Qualification de type ↔ Éligibilité aux aéronefs : Un membre du personnel de certification ne peut certifier des travaux que sur un type d’aéronef pour lequel il détient une qualification de type valide. L’expérience sur d’autres types ne confère pas l’éligibilité.
Supervision directe ↔ Validité de l’APRS : Un APRS n’est valide que si le membre du personnel de certification a personnellement effectué ou directement supervisé les travaux. Signer un APRS sans cela constitue une violation.
État du défaut ↔ Décision de délivrance : La décision de délivrer un aéronef dépend du fait qu’un défaut se situe dans les limites de l’AMM (enregistrer et délivrer), hors limites mais dans le MEL (différer avec la procédure « M »), ou hors limites et non inclus dans le MEL (rectifier avant la délivrance).
Approbation de l’organisme ↔ Autorisation du personnel : Un membre du personnel de certification ne peut exercer ses privilèges sans une licence Part-66 valide et une autorisation écrite de l’organisme Part-145.

5. Points d’examen typiques à retenir

Sur la base des questions sources, l’examen se concentre sur les domaines suivants :

Privilèges de catégorie A : Comprendre les limites précises de la certification de catégorie A, y compris ce qui est autorisé (tâches simples de ligne) et ce qui ne l’est pas (tâches complexes, maintenance en base, tâches hors qualification de type).
Supervision directe : La définition et l’importance de la supervision directe pour la délivrance d’un APRS. Une présence générale n’est pas suffisante.
Exigences relatives à l’APRS : Les conditions de délivrance d’un APRS, y compris l’exécution personnelle ou la supervision directe, la licence et la qualification de type appropriées, et l’autorisation de l’organisme.
Validité de la licence et expérience récente : L’AML a une validité illimitée, mais le titulaire doit satisfaire à l’exigence d’expérience récente de 6 mois sur 2 ans pour exercer ses privilèges.
Âge minimum : L’âge minimum pour une AML est de 18 ans.
Gestion des défauts : La procédure correcte pour gérer les défauts découverts lors de la maintenance en ligne, y compris l’utilisation de l’AMM, du MEL et du journal technique.
Organismes de pays tiers : L’exigence d’un accord bilatéral ou d’un arrangement équivalent pour qu’un organisme d’un pays tiers soit reconnu.
Audits qualité : La fréquence minimale des audits qualité internes dans un organisme Part-145 est d’une fois tous les 12 mois.
Programme de maintenance des aéronefs : L’objectif et la base du PMA.
Limites de navigabilité : L’ALS comme référence principale pour les limites de vie et les inspections obligatoires.
Autorisation de l’organisme : L’exigence d’une autorisation écrite de l’organisme Part-145 en plus de la licence Part-66.

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