Le Module 10 du programme de connaissances de base EASA Part-66 fournit le cadre réglementaire dans lequel opère le personnel de certification d'entretien aéronautique. Ce module est fondamental car il définit la base légale de l'ensemble du système de maintenance, les privilèges et les limitations des différentes catégories de licence, ainsi que les responsabilités du personnel de certification. Le module couvre la structure du cadre réglementaire aéronautique européen, le rôle de l'Agence de l'Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA), le contenu du Règlement (UE) n° 1321/2014 (qui contient la Partie-M, la Partie-145, la Partie-66 et la Partie-147), ainsi que les règlements opérationnels clés qui régissent les opérations aériennes et la navigabilité.
Pour un titulaire de licence de catégorie A travaillant sur des avions à moteur à pistons, ce module établit les limites de leurs privilèges de certification, les conditions dans lesquelles ils peuvent délivrer un Certificat de restitution de service (CRS), et les procédures à suivre lorsqu'ils rencontrent des défauts ou des situations hors de leur champ d'action autorisé. Le niveau de connaissances requis pour ce module est généralement le niveau 2 (connaissances générales) pour la catégorie A, ce qui signifie que le candidat doit comprendre les principes et être capable de les appliquer dans des situations courantes.
2. Le cadre réglementaire
2.1 Le système européen de sécurité aérienne
Le cadre réglementaire aéronautique européen est construit sur une hiérarchie d'instruments juridiques :
Règlement de base (UE) 2018/1139 : Il s'agit du règlement fondateur qui établit l'AESA et définit les exigences essentielles pour la sécurité aérienne dans l'Union européenne. Il a remplacé le Règlement (CE) n° 216/2008 d'origine.
Règles d'exécution : Ce sont des règlements détaillés adoptés par la Commission européenne qui contiennent les exigences techniques. Le plus pertinent pour la maintenance est le Règlement (UE) n° 1321/2014, qui contient :
Partie-M : Exigences de navigabilité continue pour les aéronefs
Partie-145 : Exigences pour les organismes de maintenance
Partie-66 : Exigences pour le personnel de certification
Partie-147 : Exigences pour les organismes de formation à la maintenance
Moyens de conformité acceptables (AMC) et documents d'orientation (GM) : Ils sont publiés par l'AESA pour fournir des méthodes standard de conformité aux règles d'exécution. Ils ne sont pas obligatoires en eux-mêmes, mais ils offrent une présomption de conformité s'ils sont suivis.
Spécifications de certification (CS) : Ce sont des normes techniques utilisées pour la certification de type des aéronefs et des produits.
2.2 Règlement (UE) n° 1321/2014 – Parties clés
La Partie-M régit la navigabilité continue des aéronefs. Elle s'applique à tous les aéronefs utilisés dans le transport aérien commercial (CAT) et aux aéronefs au-dessus d'une certaine masse utilisés dans l'aviation générale. Les sous-parties clés comprennent :
Sous-partie A (M.A.101 – M.A.201) : Dispositions générales et champ d'application
Sous-partie B (M.A.301 – M.A.402) : Exigences de navigabilité continue, y compris le programme de maintenance (M.A.302)
Sous-partie C (M.A.501 – M.A.505) : Organismes de gestion de la navigabilité continue (CAMO)
Sous-partie D (M.A.601 – M.A.610) : Normes de maintenance
Sous-partie E (M.A.701 – M.A.710) : Organismes de maintenance (Partie-M Sous-partie F)
Sous-partie F (M.A.801 – M.A.803) : Examen de navigabilitéPart-145 régit les organismes de maintenance. Elle exige que tout organisme effectuant de la maintenance sur des aéronefs utilisés en CAT ou sur des aéronefs au-delà d'une certaine masse détienne un agrément Part-145. Les exigences clés comprennent :
145.A.30 : Exigences en matière de personnel, y compris le personnel de certification
145.A.35 : Qualifications et habilitation du personnel de certification
145.A.40 : Données de maintenance
145.A.45 : Outils et équipements, y compris l'étalonnage
145.A.50 : Certification de maintenance (CRS)
Part-66 régit la licence du personnel de certification. Elle définit les catégories de licence, les privilèges de chaque catégorie, les exigences pour l'obtention de la licence (examens et expérience), et les conditions de maintien de sa validité.
Part-147 régit les organismes de formation à la maintenance agréés pour dispenser la formation de base et les examens requis pour la licence Part-66.
2.3 Les catégories de licence Part-66
La licence Part-66 est divisée en catégories en fonction du type d'aéronef et de la nature des tâches de maintenance :
Catégorie A : Limitée aux tâches simples de maintenance en ligne et à la rectification simple de défauts. Le titulaire peut émettre un CRS pour les tâches qu'il a effectuées ou vérifiées, dans les limites des tâches mentionnées sur son habilitation d'entreprise.
Catégorie B1 : Couvre la maintenance en ligne et en base sur la structure de l'aéronef, la motorisation, et les systèmes mécaniques et électriques. Le titulaire B1 peut émettre un CRS pour ces tâches et peut également certifier le travail effectué par d'autres.
Catégorie B2 : Couvre la maintenance en ligne et en base sur les systèmes avioniques et électriques. Le titulaire B2 a des privilèges similaires à ceux du B1 mais limités à son domaine avionique.
Catégorie B3 : Spécifiquement pour les avions non pressurisés à moteur à pistons ayant une masse maximale au décollage (MTOM) de 2 000 kg ou moins. La licence B3 couvre l'ensemble de l'aéronef.
Catégorie C : Couvre la certification de maintenance en base. Le titulaire C est responsable de la restitution globale de l'aéronef après la maintenance en base mais n'effectue pas personnellement les tâches.
Pour les avions à moteur à pistons, les sous-catégories pertinentes sont :
A1 : Avions à moteurs à turbine
A2 : Avions à moteurs à pistons
A3 : Hélicoptères à moteurs à turbine
A4 : Hélicoptères à moteurs à pistons
3. Privilèges et limitations de la catégorie A
3.1 Étendue des privilèges
Selon Part-66.A.20(a)(1), une licence de catégorie A permet au titulaire de :
Émettre un CRS pour la maintenance en ligne programmée mineure et la rectification simple de défauts.
Effectuer ces tâches dans les limites des tâches spécifiquement mentionnées sur l'habilitation délivrée par l'organisme Part-145.
Certifier le travail qu'il a personnellement effectué ou le travail effectué par d'autres sous sa supervision directe et continue, à condition d'avoir vérifié le travail.
Les limitations clés sont :
Pas de maintenance en base : La catégorie A n'autorise pas la certification des tâches de maintenance en base.
Pas de rectification complexe de défauts : La rectification de défauts doit être simple et dans le cadre de la licence.
Pas de revue de navigabilité : Le personnel de catégorie A ne peut pas effectuer ou certifier des revues de navigabilité. Celles-ci nécessitent au moins une licence de catégorie B1 ou B2 (Part-M.A.710).
Pas de certification du travail effectué par d'autres sans vérification : Le membre du personnel de certification doit assumer l'entière responsabilité du travail, ce qui exige qu'il l'ait soit effectué lui-même, soit directement supervisé et vérifié.#### 3.2 Le rôle de l’autorisation de l’organisme Part-145
L’organisme Part-145 doit délivrer une autorisation d’entreprise à chaque membre du personnel de certification, précisant les tâches exactes qu’il est autorisé à certifier. Cette autorisation est basée sur la catégorie de licence et les mentions de type de l’individu, et elle doit être conforme à la Part-145.A.35. L’organisme ne peut pas accorder de privilèges au-delà de ceux autorisés par la catégorie de licence.
3.3 Mentions de type et avenants
Pour exercer les privilèges de certification sur un type d’aéronef spécifique, le titulaire de la catégorie A doit posséder la mention de type appropriée apposée sur sa licence. Celle-ci est obtenue en suivant un cours de formation de type approuvé (généralement auprès d’un organisme Part-147) et en réussissant l’examen. La mention de type est valable à vie, mais pour exercer les privilèges, le titulaire doit satisfaire à l’exigence de récente expérience : au moins 6 mois d’expérience de maintenance pertinente au cours des 2 années précédentes (Part-66.A.45). Si cette exigence n’est pas satisfaite, le titulaire peut devoir suivre une formation de remise à niveau ou passer un examen.
4. Certification de la maintenance – Le CRS
4.1 Le but du CRS
Le Certificat de remise en service (CRS) est le document officiel par lequel le personnel de certification confirme que la maintenance a été effectuée correctement et que l’aéronef est sûr pour l’exploitation. Selon la Part-145.A.50, aucun aéronef ne peut être remis en service après une maintenance sans qu’un CRS ait été émis.
4.2 Conditions d’émission d’un CRS
Le membre du personnel de certification ne peut émettre un CRS que lorsque :
63.Toute la maintenance requise a été effectuée conformément aux données de maintenance approuvées (par exemple, AMM, SRM, CMM).
64.Aucun défaut connu ne rend l’aéronef dangereux, sauf si ces défauts sont différés conformément aux procédures approuvées (par exemple, MEL ou CDL).
65.Le membre du personnel de certification possède la catégorie de licence et la mention de type appropriées pour le travail effectué.
66.Le membre du personnel de certification a été autorisé par l’organisme Part-145 à certifier la tâche spécifique.
67.Les dossiers de maintenance sont complets et exacts.
4.3 Vérification du travail effectué par d’autres
Un membre du personnel de certification de catégorie A peut certifier un travail effectué par un mécanicien non certifié, à condition que :
Le travail ait été effectué sous la supervision directe et continue du membre du personnel de certification.
Le membre du personnel de certification ait vérifié que le travail a été effectué correctement et conformément aux données approuvées.
Le membre du personnel de certification assume l’entière responsabilité de la navigabilité de l’aéronef.
Le membre du personnel de certification doit posséder les connaissances nécessaires et avoir accès pour vérifier le travail. Cela signifie qu’il doit être physiquement présent pendant le travail ou avoir la capacité d’inspecter minutieusement le travail terminé.
5. Gestion des défauts et report
5.1 La liste minimale d’équipement (MEL)
La liste minimale d’équipement (MEL) est un document approuvé par l’autorité compétente qui répertorie les équipements pouvant être inopérants pendant une période limitée, à condition que des conditions spécifiques soient remplies (par exemple, restrictions opérationnelles, inspections supplémentaires ou placardage). La MEL est dérivée de la liste minimale d’équipement principale (MMEL) émise par le titulaire du certificat de type.
Principes clés :- Si un défaut est répertorié dans le MEL et que les conditions de délivrance sont satisfaites, l’aéronef peut être délivré avec l’élément inopérant.
Si un défaut n’est pas répertorié dans le MEL, il ne peut pas être différé via le MEL. Le défaut doit être corrigé avant la délivrance, ou l’aéronef doit être immobilisé au sol.
Le report de défauts non répertoriés ne peut être possible que via une procédure approuvée de l’exploitant (par exemple, une exemption spécifique ou une Liste des Écarts de Configuration (CDL) pour les pièces non essentielles manquantes).
5.2 Actions en cas de découverte d’un défaut
Lorsqu’un membre du personnel de certification découvre un défaut lors d’une tâche de maintenance en ligne :
82.Évaluer le défaut : Déterminer s’il relève du périmètre de l’autorisation de tâche et des données de maintenance approuvées.
83.Si le défaut n’est pas couvert par l’autorisation de tâche : Arrêter la tâche et signaler le défaut à l’organisme. L’organisme déterminera l’action appropriée, qui peut impliquer un autre membre du personnel de certification disposant de privilèges supérieurs ou des procédures supplémentaires.
84.Si le défaut n’est pas couvert par les données de maintenance approuvées : Le défaut peut constituer une réparation ou une modification majeure, qui nécessite l’approbation d’un organisme de conception (Part-21.A.433) ou de l’autorité compétente. Le membre du personnel de certification ne doit pas tenter de le réparer sans données approuvées.
85.Si le défaut ne peut pas être corrigé avant le départ : L’aéronef ne doit pas être délivré, sauf si le défaut peut être différé via le MEL ou une autre procédure approuvée.
5.3 Dommages structurels
Les dommages structurels non couverts par les données de maintenance approuvées (par exemple, SRM ou AMM) sont considérés comme une réparation majeure. Les réparations majeures nécessitent :
L’approbation d’un organisme de conception (Part-21.A.433) ou de l’autorité compétente.
Une inspection et une évaluation détaillées par du personnel dûment qualifié.
Un CRS émis par le personnel de certification disposant des privilèges appropriés (généralement B1 ou C pour la maintenance en base).
Un membre du personnel de certification de catégorie A n’a pas l’autorité pour approuver de telles réparations. La bonne action consiste à arrêter la tâche, signaler les dommages et suivre les procédures de l’organisme pour obtenir des données de réparation approuvées.
6. Contrôle des outils et de l’équipement
6.1 Exigences d’étalonnage
Selon la Part-145.A.45, tous les outils et équipements utilisés en maintenance doivent être :
Contrôlés et étalonnés à des intervalles spécifiés.
Traçables à une norme reconnue.
Stockés et manipulés de manière à préserver leur précision.
6.2 Étalonnage expiré
Si un outil porte une étiquette d’étalonnage indiquant que la date limite d’étalonnage est dépassée :
L’outil doit être retiré du service immédiatement.
L’outil doit être réétalonné avant toute utilisation ultérieure.
L’utilisation d’un outil dont l’étalonnage est expiré constitue une violation des données de maintenance approuvées et des procédures de l’organisme.
6.3 Conversion d’unités
Les données de maintenance approuvées peuvent spécifier des valeurs de couple en unités SI (Newton-mètres, Nm) ou en unités impériales (pieds-livres, ft-lb). Le membre du personnel de certification peut utiliser un outil étalonné dans l’une ou l’autre unité, à condition que la conversion soit précise et que le résultat soit équivalent.
Le facteur de conversion standard est :
1 ft-lb = 1,3558 Nm
Lors de l’enregistrement du couple appliqué, le membre du personnel de certification doit enregistrer la valeur dans l’unité de l’outil utilisé, en veillant à ce que le dossier de maintenance reflète le couple réellement appliqué et soit traçable.
7. Le programme de maintenance#### 7.1 Responsabilité du programme de maintenance
Conformément à la Partie-M.A.302, l'exploitant ou l'Organisme de gestion du maintien de la navigabilité (CAMO) est responsable de veiller à ce qu'un programme de maintenance soit élaboré et approuvé par l'autorité compétente. Le programme de maintenance doit :
Être basé sur les données de planification de maintenance du constructeur (MPD) ou sur le rapport du comité de revue de maintenance (MRB).
Inclure toutes les tâches requises pour maintenir l'aéronef en état de navigabilité.
Être examiné et mis à jour périodiquement.
Être approuvé par l'autorité compétente.
Le CAMO est responsable de la gestion du maintien de la navigabilité de l'aéronef, y compris le programme de maintenance, et de veiller à ce que toute la maintenance soit effectuée conformément au programme.
7.2 Inspections programmées
Les inspections programmées, telles que l'inspection « 100 heures », sont définies dans le programme de maintenance approuvé. Le personnel de certification peut signer l'APRS après une telle inspection si :
L'inspection est une tâche de maintenance en ligne (par exemple, un contrôle programmé).
La tâche relève du champ des privilèges de la catégorie A.
L'organisme a autorisé le personnel de certification pour la tâche spécifique.
Si l'inspection comprend des tâches complexes qui sortent du champ de la catégorie A, ces tâches doivent être certifiées par un personnel de certification de catégorie supérieure (par exemple, B1).
8. Validité de la licence et expérience récente
8.1 Période de validité
Conformément à la Partie-66.A.10, la licence de maintenance d'aéronef Part-66 est délivrée sans limite de durée. Elle reste valable indéfiniment, sauf si elle est retirée ou suspendue par l'autorité compétente.
8.2 Conditions d'exercice des privilèges
Bien que la licence elle-même n'expire pas, le titulaire doit satisfaire à certaines conditions pour exercer les privilèges de certification :
Expérience récente : Au moins 6 mois d'expérience de maintenance pertinente au cours des 2 années précédentes (Partie-66.A.45).
Qualifications de type : Les qualifications de type appropriées doivent être mentionnées sur la licence.
Autorisation de l'organisme : L'organisme Part-145 doit avoir délivré une autorisation valide.
Si l'exigence d'expérience récente n'est pas satisfaite, le titulaire peut devoir suivre une formation de remise à niveau ou passer un examen avant d'exercer les privilèges.
8.3 Âge minimum
Conformément à la Partie-66.A.30(a), le demandeur d'une licence de maintenance d'aéronef (AML) doit être âgé d'au moins 18 ans. Il s'agit d'une exigence d'éligibilité de base pour toutes les catégories de licence, y compris la catégorie A.
9. Revue de navigabilité
9.1 Le processus de revue de navigabilité
La revue de navigabilité est une inspection complète de l'état de navigabilité de l'aéronef, comprenant :
L'examen de la documentation et des dossiers de l'aéronef.
L'inspection physique de l'aéronef.
La vérification que toute la maintenance a été effectuée conformément au programme de maintenance approuvé.
La vérification que toutes les consignes de navigabilité (AD) ont été respectées.
La revue de navigabilité est effectuée par un membre du personnel de revue de navigabilité, qui doit détenir au moins une licence de catégorie B1 ou B2 (ou équivalente) et posséder les qualifications de type appropriées.
9.2 Limitations de la catégorie AUn membre du personnel de certification de catégorie A **ne peut pas** effectuer ou certifier une revue de navigabilité. Il ne s'agit pas d'une simple tâche de maintenance en ligne et cela dépasse le cadre des privilèges de la catégorie A. La revue de navigabilité exige une compréhension complète de l'état de navigabilité continue de l'aéronef, ce qui dépasse le cadre de la formation et de l'expérience de la catégorie A.
10. Réglementations et références clés
Le tableau suivant résume les références réglementaires clés pertinentes pour le personnel de certification de catégorie A :
Réglementation
Contenu
Pertinence pour la catégorie A
Part-66.A.5
Exigence d'âge minimum
18 ans
Part-66.A.10
Validité de la licence
Délivrée sans limite de durée
Part-66.A.20
Privilèges de la licence
Définit le champ d'application de la catégorie A
Part-66.A.30
Exigences de demande de licence
Examens et expérience
Part-66.A.45
Expérience récente
6 mois au cours des 2 années précédentes
Part-145.A.35
Autorisation du personnel de certification
Autorisation de l'organisme requise
Part-145.A.45
Outils et équipements
Exigences d'étalonnage
Part-145.A.50
Certification de la maintenance
Exigences relatives à l'APRS
Part-M.A.302
Programme de maintenance
Responsabilité de l'exploitant/de l'OGNA
Part-M.A.710
Revue de navigabilité
Nécessite B1/B2 ou supérieur
11. Relations courantes entre les concepts
Catégorie de licence ↔ Portée des tâches : La catégorie de licence détermine la portée maximale des tâches pouvant être certifiées. Une licence de catégorie A est limitée à la maintenance en ligne simple ; toute tâche hors de ce cadre nécessite une catégorie supérieure.
Qualification de type ↔ Type d'aéronef : La mention de qualification de type sur la licence est requise pour exercer les privilèges sur un type d'aéronef spécifique. Sans la qualification de type, la licence est valide mais les privilèges ne peuvent pas être exercés.
Autorisation de l'organisme ↔ Privilèges de la licence : L'autorisation de l'organisme Part-145 ne peut pas accorder des privilèges au-delà de ceux autorisés par la catégorie de licence. L'autorisation définit les tâches spécifiques dans le cadre de la licence.
APRS ↔ Navigabilité : L'APRS est la déclaration formelle que l'aéronef est en état de navigabilité après la maintenance. Délivrer une APRS sans vérification appropriée constitue une violation réglementaire grave.
MEL ↔ Exploitation : La MEL permet l'exploitation avec des équipements inopérants uniquement si les conditions spécifiques sont remplies. Les défauts non répertoriés ne peuvent pas être différés via la MEL.
Étalonnage ↔ Précision des outils : L'étalonnage garantit que les outils fournissent des mesures précises. L'utilisation d'un outil non étalonné compromet la qualité de la maintenance et viole les exigences de la Part-145.
12. Points d'attention typiques pour l'examen
Lors de la préparation à l'examen du Module 10, portez une attention particulière aux domaines suivants :
153.Privilèges et limites de la catégorie A : Comprendre exactement ce qu'un titulaire de licence de catégorie A peut et ne peut pas certifier. C'est le domaine le plus fréquemment testé.
154.Le processus d'APRS : Connaître les conditions de délivrance d'une APRS, y compris l'exigence d'exécution personnelle ou de supervision directe et de vérification.
155.Gestion des défauts : Comprendre le processus de la MEL et les actions requises lorsqu'un défaut est constaté et n'est pas couvert par la MEL ou l'autorisation de tâche.
156.Contrôle des outils : Connaître les exigences d'étalonnage et l'action correcte lorsque l'étalonnage d'un outil a expiré.
157.Validité de la licence : Comprendre que la licence est valable à vie mais que les privilèges dépendent de l'expérience récente et des qualifications de type.6. Âge minimum : Rappelez-vous que l'âge minimum pour une AML est de 18 ans.
158.Examen de navigabilité : Sachez que cela sort du cadre des privilèges de la catégorie A.
159.Responsabilité du programme de maintenance : Comprenez que l'exploitant ou le CAMO est responsable du programme de maintenance, et non le personnel de certification.
160.Conversion d'unités : Soyez capable de convertir entre ft-lb et Nm (1 ft-lb = 1,3558 Nm).
161.Hiérarchie réglementaire : Comprenez la relation entre le règlement de base, les règles d'application (Part-M, Part-145, Part-66, Part-147) et l'AMC/GM.
13. Résumé
Le Module 10 fournit la base juridique du travail du personnel de certification. Pour un titulaire de licence de catégorie A sur aéronefs à moteur à pistons, les points clés à retenir sont les suivants :
La licence autorise uniquement la maintenance en ligne simple et la correction de défauts simples.
Le membre du personnel de certification doit posséder la qualification de type appropriée et l'autorisation de la société.
La CRS ne peut être délivrée qu'après vérification que le travail a été effectué correctement.
Les défauts hors du cadre autorisé doivent être signalés et traités par un personnel dûment qualifié.
Les outils doivent être étalonnés et utilisés correctement.
La licence est valable à vie, mais une expérience récente est requise pour exercer les privilèges.
En comprenant ces principes, le membre du personnel de certification peut opérer de manière sûre, légale et efficace dans le cadre réglementaire de l'aviation européenne.