Chapitre VII

Module 7A : Pratiques de maintenance

Guide d'étude SkyLicence avec diagrammes.

Flux de travail des pratiques de maintenance Flux de travail des pratiques de maintenance — EASA Part-66 Module 7A POINTS DE CONTRÔLE DES FACTEURS HUMAINS INTÉGRÉS À CHAQUE ÉTAPE — CONCENTRATION SUR LA TÂCHE, SENSIBILISATION À LA FATIGUE, COMMUNICATION, VIGILANCE Retour d'information : enregistrements conservés pour traçabilité 1. DOCUMENTATION • AMM / SRM / CMM / IPC • Vérification MEL & ALS • Évaluation de la tâche et des risques • FDS examinée • Données approuvées uniquement FH : Lire et comprendre entièrement 2. CONTRÔLE DES OUTILS • Étalonnage valide • Quarantaine si expiré • Inventaire des outils / FOD • Chute → inspecter selon AMM • Éclairage antidéflagrant FH : Zéro distraction 3. COUPLE • Valeur AMM obligatoire • Conversion : 1 lbf.in = 0,113 N.m • 1 lbf.ft = 1,356 N.m • Clé étalonnée uniquement • Unités correctes selon AMM FH : Vérifier les valeurs 4. INSPECTION • Visuel / END selon AMM • Dommages dans les limites ? • Enregistrer même si OK • Hors limites → réparation • Dommages admissibles SRM FH : Sans parti pris, regard neuf 5. CERTIFICATION / APPROBATION • Part-145.A.50 : CRS uniquement si navigabilité • Personnel certifiant : effectué / supervisé / vérifié • Défauts consignés dans le carnet de route — traçabilité obligatoire FH : Aucune pression pour signer — vérifier indépendamment, ne jamais supposer CADRE RÉGLEMENTAIRE Part-145.A.40 (contrôle des outils & étalonnage) • Part-145.A.45 (dernières données approuvées) • Part-145.A.50 (CRS) • Part-M.A.801 (enregistrements) FAITS CLÉS FDS obligatoire pour toutes substances dangereuses • Point d'éclair <38°C = hautement inflammable • Éclairage antidéflagrant dans zones de vapeurs • Masque anti-poussière PAS pour vapeurs de solvants CRS Les données approuvées sont le document de référence — toujours vérifier par rapport à la dernière révision AMM

Module 7A : Pratiques de maintenance — Vue d'ensemble

Le module 7A couvre les connaissances pratiques fondamentales requises pour le personnel de certification travaillant sur les aéronefs à turbine. Il fait le pont entre les principes théoriques d'ingénierie et les procédures pratiques, les protocoles de sécurité et les exigences réglementaires qui régissent les activités de maintenance quotidiennes. Le module met l'accent sur l'utilisation correcte des données approuvées, le respect des précautions de sécurité, l'utilisation appropriée des outils et la documentation rigoureuse de toutes les actions de maintenance. Il ne s'agit pas simplement de savoir comment effectuer une tâche, mais de comprendre pourquoi elle doit être réalisée d'une manière spécifique et approuvée afin de garantir le maintien de la navigabilité et la sécurité.


1. Précautions de sécurité et santé & sécurité au travail

1.1 Principes généraux

La sécurité est la considération primordiale dans toutes les activités de maintenance. L'environnement de maintenance présente de nombreux dangers, notamment les systèmes à haute pression, les matériaux inflammables, les composants lourds et l'énergie électrique. Une approche systématique de la sécurité est requise, commençant par une compréhension approfondie de la tâche, des risques associés et des précautions obligatoires.

1.2 Matériaux dangereux et solvants

De nombreux matériaux utilisés dans la maintenance aéronautique sont dangereux. La principale source d'information est la Fiche de Données de Sécurité (FDS), qui est un document obligatoire pour toutes les substances dangereuses.

Informations de la FDS : La FDS fournit des données critiques, notamment :
Les propriétés physiques (par exemple, point d'éclair, point d'ébullition).
Les dangers pour la santé (par exemple, irritant cutané, toxique, cancérogène).
Les risques d'incendie et d'explosion.
Les exigences de manipulation et de stockage.
Les mesures de premiers secours.
Les exigences en matière d'Équipement de Protection Individuelle (EPI).
Solvants inflammables : Les solvants dont le point d'éclair est inférieur à 38 °C sont considérés comme hautement inflammables. Lors de leur utilisation, les mesures suivantes sont obligatoires :
Une ventilation adéquate pour empêcher l'accumulation de vapeurs.
L'élimination de toutes les sources d'inflammation (par exemple, flammes nues, étincelles, équipement électrique non antidéflagrant).
L'utilisation d'un éclairage approuvé et antidéflagrant dans les zones où des vapeurs peuvent être présentes.
L'élimination appropriée des chiffons et des déchets dans des conteneurs approuvés et résistants au feu.
Équipement de Protection Individuelle (EPI) : La FDS dicte l'EPI requis. Cela peut inclure :
Gants résistants aux produits chimiques : Essentiels lors de la manipulation de solvants et d'irritants cutanés. Les gants en coton ou en cuir peuvent absorber les produits chimiques ou n'offrir aucune protection.
Vêtements résistants aux flammes : Requis lors de la manipulation de matériaux inflammables.
Protection oculaire : Lunettes de sécurité ou lunettes étanches.
Protection respiratoire : Un masque anti-poussière n'est pas approprié pour les vapeurs de solvants ; un respirateur adapté aux vapeurs peut être requis.
Gestion des déversements : Les déversements doivent être contenus immédiatement à l'aide de matériaux absorbants appropriés. Le matériau absorbant contaminé doit être éliminé comme déchet dangereux, et non dans les poubelles ordinaires, afin de prévenir la contamination environnementale et le risque d'incendie.### 1.3 Sécurité des outils et de l'équipement
Presses hydrauliques : Ces outils exercent des forces extrêmes. Un protecteur de sécurité est essentiel pour protéger l'opérateur des débris projetés en cas de défaillance d'un composant. Un manomètre est nécessaire pour contrôler la force appliquée. Les gants peuvent présenter un danger s'ils sont pris dans le mécanisme.
Éclairage de travail : Dans les zones où des vapeurs inflammables peuvent être présentes (par exemple, réservoirs de carburant, compartiments de batteries), seul un éclairage antidéflagrant est autorisé. L'utilisation d'éclairages de travail standard ou de câbles endommagés constitue un risque d'incendie important.
Contrôle des outils : Tous les outils doivent être en état de service. Si un outil tombe sur un composant critique (par exemple, une pale de turbine), le composant doit être inspecté pour détecter tout dommage (entailles, fissures) et la constatation doit être signalée et évaluée conformément au manuel d'entretien avion (AMM) avant que l'aéronef ne soit remis en service.

1.4 Sécurité environnementale et sécurité du hangar

Ventilation : Si une tâche nécessite une ventilation (conformément à la fiche de données de sécurité) et que le système de ventilation du hangar est défectueux, la tâche ne doit pas être effectuée. L'ouverture des portes peut ne pas atteindre le taux de ventilation requis. Les équipements de protection individuelle (EPI) ne remplacent pas les contrôles techniques.
Entretien ménager : Une zone de travail propre et ordonnée est fondamentale pour la sécurité et la prévention des corps étrangers (FOD).

2. Données approuvées, documentation et conformité réglementaire

2.1 La hiérarchie des données d'entretien

L'exécution de toute tâche d'entretien doit être conforme aux données approuvées. La source principale de ces données est le Manuel d'entretien aéronef (AMM).

Manuel d'entretien aéronef (AMM) : Il s'agit du document approuvé du constructeur contenant toutes les procédures pour l'entretien programmé et non programmé, y compris :
Des instructions détaillées pour les tâches (par exemple, dépose/pose, inspection, essais).
Des valeurs de couple, tolérances et jeux spécifiques.
Des matériaux, pièces et consommables approuvés (par exemple, graisses, mastics, frein-filet).
Des tableaux et intervalles de lubrification.
Des limites de dommages admissibles (souvent en référence croisée avec le SRM).
Des précautions de sécurité spécifiques à chaque tâche.
Manuel de réparation structurale (SRM) : Contient des données détaillées pour l'évaluation et la réparation des dommages structuraux, y compris les limites de dommages admissibles pour les bosses, fissures et corrosion.
Manuel d'entretien de composant (CMM) : Fournit des données de révision et de réparation pour des composants spécifiques (par exemple, roues, freins, actionneurs).
Catalogue illustré de pièces (IPC) : Utilisé pour identifier les numéros de pièces et garantir que les pièces correctes sont installées.
Liste minimale d'équipement (MEL) : Document approuvé qui répertorie les équipements qui peuvent être inopérants pour le départ, sous réserve de conditions et limitations spécifiques. Elle fait autorité pour le départ avec une défectuosité, et non pour l'exécution de la réparation.
Section des limitations de navigabilité (ALS) : Contient les limites de durée de vie obligatoires et les intervalles d'inspection pour les composants.### 2.2 Cadre réglementaire (Part-145 et Part-M)
Part-145.A.40 (Outillage et équipement) : Tous les outils utilisés pour la maintenance doivent être contrôlés et étalonnés à des intervalles spécifiés. L'utilisation d'un outil hors étalonnage (par exemple, une clé dynamométrique) constitue une violation et l'outil doit être mis en quarantaine.
Part-145.A.45 (Données de maintenance) : L'organisme doit s'assurer que toute la maintenance est effectuée en utilisant les dernières données approuvées applicables.
Part-145.A.50 (Certification de maintenance) : Un certificat de remise en service (CRS) ne peut être délivré que par du personnel de certification dûment autorisé lorsque toute la maintenance a été effectuée conformément aux données approuvées et que l'aéronef est en état de navigabilité. Le personnel de certification ne doit certifier que les travaux qu'il a personnellement effectués, supervisés ou vérifiés.
Part-M.A.801 : Exige que toute la maintenance soit effectuée conformément aux données approuvées et que les enregistrements soient conservés.

2.3 Enregistrement et signalement des défauts

Tout défaut découvert pendant la maintenance, même s'il se situe dans les limites admissibles, doit être documenté pour assurer la traçabilité. Il s'agit d'un principe fondamental.

Dommage dans les limites : Si un dommage (par exemple, une bosse) se trouve dans les limites admissibles définies dans l'AMM ou le SRM, l'aéronef peut être remis en service, mais la constatation doit être consignée dans le carnet de route ou le dossier de maintenance.
Dommage hors limites : Si le dommage dépasse les limites admissibles, l'aéronef est non disponible au service jusqu'à ce qu'une réparation soit effectuée à l'aide de données approuvées.
Reports MEL : Lorsqu'un défaut est reporté à l'aide du MEL, le personnel de certification doit s'assurer que le report est correctement documenté et que toutes les procédures associées « O » (opérationnelles) ou « M » (maintenance) sont effectuées ou communiquées à l'équipage de conduite selon les besoins.

2.4 Enregistrements de maintenance

Les enregistrements de maintenance doivent être conservés jusqu'à ce que les informations soient remplacées par de nouvelles données ou pendant la durée de vie du composant/de l'aéronef. Cela garantit une traçabilité complète de toutes les actions de maintenance.


3. Outils de mesure de précision et conversion d'unités

3.1 Étalonnage

Tous les outils de mesure de précision (par exemple, clés dynamométriques, multimètres, micromètres) doivent se situer dans leur intervalle d'étalonnage. Un outil dont l'étiquette d'étalonnage est expirée doit être retiré du service et mis en quarantaine.

3.2 Conversions d'unités

L'AMM peut spécifier des valeurs en unités SI ou impériales. Le technicien doit être capable de convertir avec précision entre ces unités. L'AMM est le document de référence ; si elle spécifie une valeur dans une unité particulière, l'outil utilisé doit être étalonné dans cette unité afin d'éviter les erreurs de conversion.

Conversions courantes :

Couple :
1 lbf.in = 0,113 N.m
1 lbf.ft = 1,356 N.m
Pression :
1 bar = 14,5 psi
1 psi = 6,895 kPa

Exemple : Une AMM spécifie un couple de 50 à 60 in-lb.

50 in-lb × 0,113 = 5,65 N.m
60 in-lb × 0,113 = 6,78 N.m
La plage correcte est 5,65–6,78 N.m.

Exemple : Une AMM spécifie une pression de pneu de 100 psi.

100 psi ÷ 14,5 psi/bar = 6,9 bar.

Exemple : Une AMM spécifie un couple de 200 lbf.in.

200 lbf.in × 0,1129848 N.m/lbf.in = 22,6 N.m.
Application du couple et types de filetage APPLICATION DU COUPLE ET TYPES DE FILETAGE PRINCIPES D'APPLICATION DU COUPLE CLÉ DYNAMOMÉTRIQUE — T = F × d F (Force) d (Bras de levier) Rotation CONVERSIONS COURANTES DE COUPLE UNITÉ FACTEUR DE CONVERSION lbf.in → N.m 1 lbf.in = 0.113 N.m lbf.ft → N.m 1 lbf.ft = 1.356 N.m EXEMPLE : 50–60 in-lb = 5.65–6.78 N.m EXEMPLE : 200 lbf.in = 22.6 N.m EFFETS DE FRICTION SUR LE COUPLE 50% 40% 10% Friction de tête (~50%) Friction de filetage (~40%) Friction de portée (~10%) FACTEUR DE LUBRIFICATION : Les filetages lubrifiés réduisent la friction → nécessitent un couple INFÉRIEUR pour la même charge de serrage. L'AMM spécifie des valeurs à sec ou lubrifiées. TYPES DE FILETAGE ET RELATION COUPLE-ÉTIREMENT PROFILS DE FILETAGE NATIONAL UNIFIÉ (FILETAGE EN V) Angle inclus de 60° Usage général MÉTRIQUE (ISO) Angle inclus de 60° Désigné "M" (ex. M8×1.25) BSF / BSW (WHITWORTH) Angle inclus de 55° Crêtes et racines arrondies UNF / UNC (FIN / GROSSIER) UNF : pas plus fin, résistance plus élevée UNC : pas plus grossier, assemblage plus rapide RELATION COUPLE-ÉTIREMENT ÉTIREMENT COUPLE → RÉGION ÉLASTIQUE LIMITE ÉLASTIQUE ÉTIREMENT DU BOULON Le boulon s'étire dans la région élastique sous le couple appliqué CRITIQUE : Un couple au-delà de la limite élastique → déformation permanente → rupture du boulon. EASA Part-66 Module 7A — Les valeurs de couple sont obligatoires et doivent être issues de données approuvées (AMM)

3.3 Application du couple de serrage

Les valeurs de couple sont obligatoires et doivent être extraites de la MME. Une valeur « typique » issue de la mémoire n'est pas acceptable.
La valeur finale du couple doit être observée pendant le mouvement de serrage final. Si la valeur n'est pas observée, la fixation doit être desserrée et re-serrée en observant la lecture.
Les clés dynamométriques doivent être utilisées correctement, en appliquant une traction douce et régulière.

4. Manutention, stockage et opérations au sol des aéronefs

4.1 Mise sur vérins

La première étape de toute procédure de mise sur vérins est de consulter les données de maintenance approuvées (MME). La MME fournit les points de levage spécifiques, l'équipement requis, les précautions de sécurité et les procédures étape par étape.

4.2 Fuites de fluides

Les fuites de fluides (hydrauliques, huile, carburant) sont une constatation courante lors des inspections.

Action initiale : Toute fuite doit être signalée au personnel de certification. La zone doit être nettoyée pour permettre une surveillance précise.
Évaluation : La MME ou la MEC fournit les taux de fuite admissibles pour les composants spécifiques. Un léger film d'huile peut être considéré comme un suintement normal s'il est dans les limites. Une fuite qui goutte activement peut dépasser les limites et rendre l'aéronef non apte au service.
Fuites hydrauliques : Avant de condamner un composant pour fuite, le taux de fuite réel doit être vérifié conformément aux procédures de la MME, souvent en nettoyant et en mettant le système sous pression.
Fuites d'huile : Les fuites d'huile peuvent constituer un risque d'incendie et indiquer une défaillance potentielle du système. La MME fournit les limites de fuite ; si elles sont dépassées, l'aéronef est non apte au service.

4.3 Pneus et roues

Profondeur de sculpture : La profondeur minimale de sculpture est spécifiée dans la MME ou la MEC. Si la profondeur mesurée est inférieure au minimum, le pneu doit être remplacé.
Dommages : Une coupure dans la sculpture qui expose la carcasse indique un dommage structurel. Le pneu n'est pas navigable et doit être remplacé.
Écrous de roue : Des écrous de roue corrodés ou endommagés ne sont pas navigables et doivent être remplacés. Leur réutilisation pourrait entraîner une défaillance sous charge.
Couple de l'écrou d'essieu : Le couple de l'écrou d'essieu est critique et doit être extrait de la MME. Une clé dynamométrique calibrée est obligatoire.

4.4 Câbles de commande

Inspection : Les câbles de commande doivent être inspectés pour détecter les fils cassés. La MME spécifie les limites maximales admissibles de fils cassés, généralement données par longueur de câble ou par toron.
Action : Si un fil cassé est trouvé, il doit être mesuré et compté, puis comparé à la limite de la MME. Un seul fil cassé peut être dans les limites. Le ruban adhésif n'est pas une réparation approuvée.

5. Matériaux, fixations et composants

5.1 Identification des fixations

Codage couleur : Les fixations sont souvent codées par couleur pour indiquer le type de matériau. Par exemple, une fixation anodisée de couleur bleue indique généralement un acier résistant à la corrosion (acier inoxydable). Reportez-vous toujours à l'IPC/MME pour une identification exacte.
Fixations à couple élevé : Elles sont conçues pour des applications critiques et nécessitent des valeurs de couple précises conformément à la MME.

5.2 Composés de freinage de filets

Application : Les composés de freinage de filets nécessitent des surfaces propres, sèches et sans huile pour obtenir une adhérence et un durcissement corrects. Une petite quantité est appliquée sur les filets avant le serrage au couple spécifié.
Matériaux approuvés : La MME spécifie le composé exact à utiliser. Si la couleur du composé disponible ne correspond pas à la spécification de la MME, il ne doit pas être utilisé. La MME ou la MEC fournit des tableaux de correspondance approuvés.### 5.3 Freinage par fils

Le freinage par fils est une méthode de verrouillage utilisée pour empêcher les fixations de tourner sous l'effet des vibrations. Elle n'augmente pas la force de serrage, ne fournit pas de liaison électrique et ne scelle pas les filetages. Une installation correcte est essentielle et suit les pratiques standard/AMM.

5.4 Flexibles et canalisations

Frottement : Le frottement d'un flexible hydraulique contre une structure peut entraîner une défaillance du flexible et une perte de fluide. L'AMM fournit des instructions spécifiques pour l'installation de protecteurs anti-frottement ou le repositionnement des flexibles. Les solutions temporaires comme le ruban adhésif ne sont pas acceptables.
Durée de vie : Les flexibles ont une durée de vie de stockage et une durée de vie en service. L'installation d'un flexible dont la date de fabrication est expirée est non conforme et peut entraîner une défaillance.

5.5 Joints (joints toriques)

Lors de l'installation d'un nouveau joint torique, il doit être lubrifié avec le lubrifiant approprié (spécifié dans l'AMM) afin de réduire le frottement et d'éviter qu'il ne soit coupé ou pincé pendant l'installation. Une installation à sec peut causer des dommages.

5.6 Graisseurs

Un graisseur endommagé doit être remplacé pour garantir une lubrification correcte et empêcher la contamination. Forcer la graisse ou sauter une lubrification compromet la tâche de maintenance.

5.7 Systèmes hydrauliques

Dépressurisation : Avant de déconnecter toute canalisation hydraulique ou de retirer des composants, le système doit être dépressurisé pour éviter les blessures et la contamination de l'environnement.
Obturation : Les canalisations doivent être obturées immédiatement après la déconnexion afin d'empêcher la contamination et la perte de fluide.
Consignation : L'isolation du moteur (consignation) empêche toute rotation accidentelle pendant la maintenance.

6. Inspection et dépannage

6.1 Types d'inspection visuelle

Inspection visuelle générale (GVI) : Un examen visuel visant à détecter des dommages évidents, des fuites ou des fixations desserrées. Elle peut nécessiter l'ouverture de panneaux, l'utilisation d'échelles ou de plates-formes d'accès, mais n'implique pas de techniques d'inspection détaillées ou non destructives.

6.2 Évaluation des dommages

Bosselures : Tout dommage, y compris les bosselures, doit être enregistré et signalé. Le personnel de certification déterminera si la bosselure se situe dans les limites admissibles à l'aide du SRM ou de l'AMM. Un dommage dans les limites est navigable mais doit être documenté pour la traçabilité.
Fissures : Les fissures dans les panneaux de peau structurels doivent être évaluées par rapport aux limites de l'AMM/SRM. Si une réparation est nécessaire et que l'AMM stipule qu'elle doit être effectuée par un atelier de réparation agréé, un mécanicien de ligne ne peut pas l'effectuer.

6.3 Dépannage

Un dépannage systématique est essentiel pour éviter le remplacement inutile de pièces.

Premières étapes : Commencez par des vérifications simples (alimentation, câblage, connecteurs) avant de remplacer des composants.
Utilisation des manuels : Suivez la logique de l'AMM/TSM (manuel de dépannage).
Exemple : Si un train d'atterrissage se rétracte normalement mais que l'indication « train rentré » ne s'allume pas, la première étape consiste à vérifier l'ampoule de l'indicateur, le câblage et les connecteurs, et non à remplacer l'actionneur du train.

6.4 Mesures électriques

Continuité : Les tests de continuité doivent être effectués sur des circuits hors tension afin d'éviter d'endommager le multimètre et d'obtenir des lectures incorrectes.
Résistance : Les mesures de résistance doivent être comparées à la tolérance spécifiée dans l'AMM. Une lecture en dehors de la tolérance spécifiée nécessite une investigation supplémentaire conformément au manuel.

7. Lubrification

7.1 Données approuvées

Le type de graisse correct, la quantité et l'intervalle de lubrification se trouvent dans l'AMM et ses tableaux de lubrification.### 7.2 Techniques de lubrification

Pistolet à graisse : La documentation de maintenance avion (AMM) peut spécifier « lubrifier jusqu'à ce que de la nouvelle graisse apparaisse au niveau du roulement ». Cela indique que l'ancienne graisse a été déplacée et que le roulement est fraîchement lubrifié. Une sur-lubrification peut endommager les joints ; une sous-lubrification entraîne une usure.
Substituts approuvés : Si la graisse spécifiée n'est pas disponible, un substitut n'est autorisé que s'il est répertorié dans l'AMM comme alternative approuvée. L'utilisation d'une graisse avec une huile de base différente ou un indice NLG différent sans approbation n'est pas acceptable.

8. Points d'examen typiques à retenir

Données approuvées : L'AMM est la source principale pour toutes les tâches de maintenance. Savoir quel document consulter pour quel objectif (AMM vs SRM vs MEL vs CMM) est un sujet d'examen fréquent.
Procédures de sécurité : Dépressurisation des systèmes hydrauliques, utilisation des fiches de données de sécurité (SDS), exigences en matière d'équipement de protection individuelle (EPI) et manipulation des matériaux inflammables.
Enregistrement des défauts : Tout défaut, même s'il est dans les limites, doit être documenté.
Couple de serrage : Application correcte, conversion des unités et exigence d'outils calibrés.
Philosophie du MEL : Comprendre que le MEL est destiné aux décisions de départ, et non aux procédures de réparation.
Certification : L'attestation de remise en service (CRS) ne peut être signée que par du personnel autorisé pour les travaux effectués ou vérifiés conformément aux données approuvées.
Contrôle des outils : Tous les outils doivent être dans les limites de calibration et en état de service.
Conversions d'unités : Soyez prêt à convertir entre les unités impériales et SI pour le couple, la pression et d'autres mesures.
Limites de dommages : La différence entre les dommages dans les limites (enregistrer et libérer) et les dommages hors limites (immobiliser et réparer).
Substitution de matériaux : Les substituts ne sont autorisés que s'ils sont approuvés dans l'AMM ou via un document d'ingénierie approuvé.

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